Dr Francesco Silvagni

DR FRANCESCO SILVAGNI

- Implant dentaire -

DR FRANCESCO SILVAGNI

- Implant dentaire -

Tabac et implants dentaires à La Réunion : quels sont les vrais risques ?

Le tabac est l’un des sujets les plus sensibles lorsqu’on parle d’implants dentaires.

Beaucoup de patients fumeurs se demandent :

« Puis-je quand même poser un implant si je fume ? »

À La Réunion, où le tabagisme reste fréquent, la réponse mérite d’être claire, honnête et nuancée :

Oui, c’est possible, mais les risques sont réels et doivent être connus avant de se lancer.

Pourquoi le tabac pose problème avec les implants ?

Le tabac agit directement sur les tissus qui entourent l’implant.

Il entraîne notamment :

  • une diminution de l’irrigation sanguine des gencives,
  • une cicatrisation plus lente,
  • une diminution des défenses locales,
  • une augmentation du risque infectieux.

 

Ces effets ont un impact direct sur la prise de l’implant dans l’os.

Le tabac empêche-t-il l’ostéointégration ?

Le tabac ne bloque pas systématiquement l’ostéointégration, mais il en réduit clairement les chances de succès.

Chez les fumeurs :

  • le taux d’échec précoce est plus élevé,
  • le risque de perte osseuse autour de l’implant augmente,
  • la stabilité à long terme est plus fragile.

 

Plus la consommation est importante, plus le risque augmente.

 

Le principal danger : la péri-implantite

Chez les patients fumeurs, la péri-implantite est plus fréquente et souvent plus agressive.

Elle peut provoquer :

  • inflammation chronique,
  • saignements,
  • perte osseuse progressive,
  • et à terme, perte de l’implant si elle n’est pas traitée.

 

Le tabac masque parfois les signes d’alerte (moins de saignement), ce qui retarde le diagnostic.

 

Faut-il arrêter de fumer pour poser un implant ?

Idéalement, oui.

Dans la pratique :

  • un arrêt du tabac avant et après la chirurgie améliore nettement les résultats,
  • même une réduction significative a un impact positif,
  • les premières semaines après la pose sont les plus critiques.

 

À La Réunion, beaucoup de patients réussissent à adapter temporairement leur consommation pour sécuriser le traitement.

 

Peut-on poser un implant chez un fumeur ?

Oui, au cas par cas, avec des précautions renforcées :

  • bilan implantaire très rigoureux,
  • contrôle de l’hygiène irréprochable,
  • choix précis du type d’implant et de la position,
  • suivi plus rapproché.

 

Le patient doit être clairement informé et impliqué dans la réussite du traitement.

 

Comment réduire les risques quand on fume ?

  • réduire ou arrêter le tabac autour de la chirurgie,
  • respecter scrupuleusement les consignes post-opératoires,
  • maintenir une hygiène bucco-dentaire stricte,
  • assurer un suivi régulier (tous les 4 à 6 mois).

 

Ces mesures font une vraie différence sur le long terme.

 

Conclusion

À La Réunion, le tabac n’est pas une contre-indication absolue aux implants dentaires, mais c’est un facteur de risque majeur.

La réussite d’un implant chez un fumeur repose sur une collaboration étroite entre le patient et le praticien.

Un bilan personnalisé permet d’évaluer les risques et d’adapter la stratégie implantaire.